Corrosion

CORROSION ELECTROLYTIQUE ET GALVANIQUE SUR NOS BATEAUX :

Nous évoquons souvent le phénomène d’électrolyse mais en réalité il existe deux types de corrosion sur nos bateaux dont les effets sont sensiblement aussi destructeurs  mais les origines et donc les solutions de protection sont différentes :

-la corrosion électrolytique produite par des fuites électriques de la batterie

-la corrosion galvanique due à deux métaux de potentiels électrolytiques différents d’au moins 200mV, en présence d’eau de mer (cas de l’anode et de l’hélice).

 

Corrosion électrolytique due aux fuites de courants électriques de la batterie (Cette corrosion consomme de l’électricité).

La batterie constitue un stock d'électricité qui ne demande qu'à fuir à travers le moindre défaut du circuit en créant un redoutable courant électrique à l’origine du transfert de métal.
Ainsi un simple dépôt de sel près d’un fil électrique dénudé, un plafonnier oxydé peuvent créer des fuites électriques.Ces fuitesdu circuit de bord proviennent souvent d’un câblage défectueux en contact avec les eaux de cale. Un fil électrique défectueux en fond de cale en présence d’eau de mer risque de percer le carter moteur.

Quelques recommandations :
- ne pas relier une coque métallique à la masse des appareils électriques.

-vérifier la qualité des fils et des connections électriques.
- utiliser des interrupteurs multipolaires (couper à la fois le plus et le moins)
- supprimer tout câblage inutile, surtout en fond de cale.

-couper le plus et le moins des batteries.

 

CORROSION GALVANIQUE  (Cette corrosion produit de l’électricité)

Le phénomène de corrosion galvanique doit son nom à Luigi Galvani qui l’a découvert en 1791, phénomène expliqué par Volta en 1800.
La corrosion galvanique existe spontanément dès lors que les 3 conditions suivantes sont réunies (cas d’une hélice de bateau sur son arbre) :

-Un électrolyte : c’est-à-dire une solution liquide, légèrement conductrice de l’électricité. Pour les marins c’est l’eau de mer.

-Un métal « noble », le moteur, l’arbre d’hélice et l’hélice.

-Un métal différent, moins « noble », l’anode (métal sacrificiel).

L’anode se « consomme ». Il s’agit d’une corrosion « caverneuse » très caractéristique qui démarre à proximité du matériau le plus noble (Ex : hélice).

 

Pour information, un courant électrique est produit dans cette réaction, il circule entre  l’anode et l’hélice. C’est la raison pour laquelle l’anode doit toujours restée en contact avec l’hélice et l’arbre.

(C’est ce principe même qui est utilisé dans les piles du commerce)

Même un arbre en inox peut-être attaqué en l’absence d’anode

Quelques recommandations :

-l’anode doit toujours restée serrée sur l’hélice, sans perte de contact.

-La surface de contact entre l’anode et l’hélice doit-être suffisante  (non linéique)